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lundi 24 octobre 2016

Le Roi des Étudiants - Wenceslas-Eugène Dick (livre audio) | @ebookaudio

Le Roi des Étudiants - Wenceslas-Eugène Dick (livre audio)Y inclus, gratuitement, "Apologie de mort à crédit" de Robert Denoël,  en format .epub et .mobi et audio .mp3.
Un jeune homme, après avoir été dupé par un collègue, est envoyé au pénitencier à cause de ce dernier. Il le suite à la trace, pendant la guerre de sécession, afin d'accumuler des preuves de ses malversations, et le confondre...

Extrait : Ils étaient là quatre, buvant, fumant, chantant, riant… que c’était plaisir à voir. Le cliquetis des verres, le choc des bouteilles, les éclats de voix, les notes plus ou moins fausses de quelque chanson égrillarde, le bruit des pieds battant le parquet ; tout cela se combinait adorablement pour former le plus délicieux tintamarre du monde.

Comment en eût-il été autrement ?
Ce quatuor bruyant représentait la fine fleur de l’école de médecine : Després, le roi des étudiants tapageurs, l’organisateur par excellence de joyeuses équipées, le meilleur buveur de l’Université ; Cardon, passé maître dans l’art d’obtenir de la boisson à crédit ; Lafleur, qui faisait dix affreux calembours entre chaque rasade qu’il ingurgitait – et Dieu sait s’il en ingurgitait, des rasades ! – enfin, le petit Caboulot, le rat de l’école, intelligent comme un diablotin, mais plus grouillant, plus étourdi, plus léger qu’un papillon.
Rien d’étonnant donc à ce que quatre lurons de cette trempe, arrosés de whisky, fissent un charivari à broyer le tympan d’une escouade d’artilleurs !
Tout à coup, le bruit cessa pendant une dizaine de secondes ; la porte s’ouvrit, et un cinquième personnage entra.
Alors, ce fut une tempête.
— Bonsoir, Champfort !
— Que tu arrives bien, Champfort !
— Viens prendre un coup, Champfort !
— Champfort, pas d’étude ce soir ! Au diable la pathologie !
— Mort à la matière médicale !
— Aux gémonies les maladies des yeux !
— Et celles des oreilles, donc !
— Que la fièvre quarte étouffe Virchow, Kasper, Claude Bernard… et même monsieur Koshlakoff, de Saint-Pétersbourg !
— Que Satanas torde le cou à feu Galien !
— Et donne le coup de grâce à ce bon monsieur Hippocrate.
— Lafleur !…
— Cardon !…
Le nouvel arrivant, tiraillé à droite, tiraillé à gauche, assassiné d’apostrophes aussi véhémentes, ne pouvait placer un mot et se contentait de sourire.
— Là ! là ! mes amis, fit-il enfin, ne parlez pa
s tous à la fois : qu’y a-t-il ?
— Il y a que nous bambochons ce soir.
— Ça se voit.
— Et que nous voulons nous administrer une cuite à tout casser…
— Tais-toi, le Caboulot, laisse parler le grand monde.
— Tiens ! faut-il pas avoir six pieds, par hasard, pour qu’on se permette de parler devant monsieur !
— Silence ! intervient Després. Je vais t’expliquer la chose, Champfort ; assieds-toi.
Le Roi des Étudiants - Wenceslas-Eugène Dick (livre audio) | @ebookaudio

L'enfant mystérieux - Wenceslas-Eugène Dick (livre audio) | @ebookaudio

L'enfant mystérieux - Wenceslas-Eugène Dick (livre audio)Y inclus, gratuitement, "Apologie de mort à crédit" de Robert Denoël,  en format .epub et .mobi et audio .mp3.
L'enfant mystérieux} est le troisième roman de Wenceslas-Eugène Dick. Il a d'abord paru en feuilleton en 1880-81. L'action se déroule vers 1840 à l'île d'Orléans. Un enfant adopté, à la suite de la disparition de ses parents, gêne l'héritier légal de la famille.

Extrait : Ce jour-là, en effet, Richard Walpole, jeune et riche négociant anglais, épousait mademoiselle Eugénie Latour, une des plus éclatantes beautés de la haute société canadienne-française.

Le temps était déjà loin où de mesquines rivalités nationales creusaient un abîme entre les deux grandes races qui se partagent le sol du Canada. L’apaisement était venu d’abord, bientôt suivi de cette estime mutuelle que se doivent les peuples destinés à marcher côte à côte, sous l’égide d’une même constitution. Puis, de l’estime, on était passé à l’amitié ; tant et si bien que l’on vit, spectacle consolant, les descendants de deux nations ennemies qui s’étaient longtemps combattues ne pas rougir de contracter ensemble d’indissolubles alliances.
De cette époque, la France et l’Angleterre firent plus que se donner la main, en Amérique : elles échangèrent l’anneau des fiançailles.
La cérémonie fut des plus imposantes. Toute la fashionquébecquoise encombrait l’immense nef, faisant des vœux sincères pour le bonheur du couple sympathique qui prononçait en ce moment le serment d’éternel amour.
À l’issue de l’office, les jeunes époux montèrent dans une splendide voiture de gala, tirée par quatre chevaux, et, suivis d’un nombreux cortège, prirent le chemin du Cap-Rouge, où se trouvait la maison de campagne de M. Walpole.
Puis, pendant huit jours, ce ne furent que fêtes, cavalcades, bals et festins. La gentryet le haut commerce s’en donnèrent à cœur-joie, – rompant ainsi avec la singulière coutume anglaise qui veut que les premiers jours qui suivent le mariage se passent en wagon de chemin de fer ou sur le pont d’un bateau à vapeur.
Bref, on s’amusa beaucoup, et le jeune ménage faisait ses premiers pas dans la voie matrimoniale de façon à présager que le voyage de la vie serait une succession d’enchantements.
Hélas ! combien ainsi débu
tent joyeusement pour finir dans les larmes ! Que d’aurores brillantes qui sont suivies, à la chute du jour, d’épouvantables orages !
Une année ne s’était pas écoulée, que des nuages menaçants assombrissaient déjà le ciel pur de cette félicité conjugale. Madame Walpole, qui venait de donner le jour à une charmante petite fille – baptisée à la cathédrale catholique sous le nom d’Anna – Madame Walpole, disons-nous, était restée souffrante, sujette à de fréquentes attaques nerveuses, et d’une impressionnabilité alarmante.
D’un autre côté, Richard recevait de mauvaises nouvelles d’Angleterre. Son père était malade et le mandait près de lui.
Le jeune négociant n’attendait que le rétablissement de sa femme pour se rendre à ce désir. Mais un jour une lettre lui arriva, portant le timbre de Londres, qui ne lui laissa d’autre alternative qu’un départ précipité.
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Un drame au Labrador - Wenceslas-Eugène Dick (livre audio) | @ebookaudio

Un drame au Labrador -  Wenceslas-Eugène Dick (livre audio)Y inclus, gratuitement, "Apologie de mort à crédit" de Robert Denoël,  en format .epub et .mobi et audio .mp3.
Jean Lehoulier doit fuir, avec sa famille, pour le Canada, car il a tué, dans une rixe, l'un de ses amis, Pierre Noël. Un jour, arrive un nouveau voisin, qui n'est autre que la veuve Noël et ses trois enfants. Les familles s'entraident, le fils Lehoulier, Arthur, tombe amoureux de la fille de Mme Noël, Suzanne. Le cousin d'Arthur, Gaspard, homme rustre, et méchant, est jaloux d'Arthur : il cherche à se débarrasser de lui et convoite Suzanne. Un jour, les deux jeunes gens partent pour une chasse aux phoques. Pris dans la tempête, seul Gaspard en revient. Gaspard peut maintenant épouser Suzanne.

Extrait : Le chef de la famille s’appelait Labarou ; le fils, Arthur, et le cousin, Gaspard.

Quant aux deux femmes, l’une répondait au nom de mère Hélène et l’autre au sobriquet de Mimie.
Tout ce petit monde vivait en parfaite intelligence, se contentait de peu et n’avait pas la moindre idée que l’on fût plus heureux ailleurs que sur cette lisière de côte désolée qu’il habitait.
Pour peu que la pêche allât bien, que la tempête ne vînt pas démolir la barque ou abîmer les filets et que le hareng, la morue et le maquereau fissent leur migration au temps voulu, on n’en demandait pas davantage.
L’automne et le printemps, une goélette de cabotage parcourait cette partie de la côte, approvisionnant les pêcheurs échelonnés çà et là, achetait leur poisson et les quittait pour ne revenir qu’à la nouvelle saison navigable.

Quelquefois cette goélette avait à son bord un missionnaire, chargé des intérêts spirituels de cette vaste étendue de pays.
Et cette visite bisannuelle, impatiemment attendue, constituait tout le commerce qu’avait avec le reste de l’humanité la petite colonie de Kécarpoui.
Car c’était sur la rive droite de la rivière Kécarpoui, à son embouchure même dans le fond de la baie du même nom, que la famille Labarou avait assis son établissement.
Cela remontait à 1840.
Un soir de cette année-là, en juillet, une barque de pêche lourdement chargée abordait sur cette plage.
Elle portait les Labarou et tout ce qu’ils possédaient : articles de ménage, provisions et agrès.
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