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lundi 5 décembre 2016

Le Marquis de Loc-Ronan - Ernest Capendu (livre audio) | @ebookaudio

Le Marquis de Loc-Ronan - Ernest Capendu (livre audio)Y inclus, gratuitement, 4 ouvrages au format.epub et .mobi.

"Les Fables" d'Ésope tomes I et II
"Tragédies"d'Eschyle
"Le Voyage de Monsieur Perrichon" d'Eugène Labiche
Suite de Marcof-le-Malouin.

Extrait: M. de Boishardy est certes l’un des personnages historiques de la chouannerie qui ont légué le plus de souvenirs vivaces sur la vieille terre bretonne. Gentilhomme obscur, peu soucieux des plaisirs de la cour, il avait vu sa jeunesse s’écouler dans une existence toute rustique. A vingt ans, il avait servi comme officier dans le régiment de royale-marine ; cinq ans plus tard, il donnait sa démission et rentrait dans ses terres. Grand amateur de gibier et de beautés champêtres, il chassait le loup, le sanglier et les jeunes filles, lorsque éclatèrent les premiers troubles de l’Ouest. Fermement attaché à son roi, il avait songé tout d’abord à lever l’étendard de l’insurrection.

Comme tous les hommes dont la destinée est de devenir populaire, il avait été doué par la nature de vertus réelles ; à côté de chacune se trouvait un défaut qui lui servait pour ainsi dire de repoussoir. Subissant les lois de ses passions, il faisait bon marché de la vie d’un homme, lorsque cet homme se dressait sur sa route comme un obstacle, et que, pour passer, il fallait l’abattre et marcher sur son cadavre. Energique, vigoureux et puissant, il avait à un haut degré la générosité de la force.
Ses aventures amoureuses l’avaient rendu célèbre dans les paroisses. A sa vue, les mères tremblaient, les maris pâlissaient, mais les jeunes filles et les jeunes fe
mmes souriaient en faisant une gracieuse révérence au don Juan bas-breton, qui faisait le sujet de bien des causeries intimes au bord de la fontaine et le soir sous la saulaie.
Boishardy inspirait deux sentiments opposés aux paysans. Les uns le redoutaient à cause de sa force et de son audace, les autres l’admiraient à cause de sa bravoure et de son adresse. Tous l’aimaient pour sa familiarité franche et cordiale, ses élans de rude bonté et sa gaieté entraînante. A quinze lieues à la ronde chacun en parlait et chacun voulait le voir.
Cette popularité lui devint d’un puissant secours lorsqu’il voulut soulever le pays. Mêlé d’abord aux intrigues de La Rouairie, ainsi que nous l’avons vu, il se lança à corps perdu dans le soulèvement de 1793, dès que la Vendée eut arboré l’étendard de la contre-révolution, et il ne tarda pas à devenir l’un des chefs les plus renommés et les plus redoutés de la chouannerie bretonne. Charette se mit en rapport avec lui ; Jean Chouan l’écoutait souvent comme un oracle ; La Rochejacquelein était son ami. En avril, Boishardy avait débuté par parcourir les fermes et les communes, en appelant les paysans aux armes.
Le Marquis de Loc-Ronan - Ernest Capendu (livre audio) | @ebookaudio

Marcof-Le-Malouin - Ernest Capendu (livre audio) | @ebookaudio

Marcof-Le-Malouin - Ernest Capendu (livre audio)Y inclus, gratuitement, 4 ouvrages au format.epub et .mobi.

"Les Fables" d'Ésope tomes I et II
"Tragédies"d'Eschyle
"Le Voyage de Monsieur Perrichon" d'Eugène Labiche
Ce roman a pour toile de fond la révolte de Vendée pendant la Révolution française. Une femme aimée par deux hommes, des enlèvements, embuscades, batailles, tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment.

Extrait: Mais lorsque le vent du sud vient chasser le flot sur les côtes, lorsque le ciel s’assombrit, lorsque la tempête éclate, il est impossible à l’imagination de rêver un spectacle plus grandiose, plus émouvant, plus terrible, que ne l’offre cette partie des côtes de la Cornouaille. On dirait alors que les vagues et que les rochers, que le démon des eaux et celui de la terre se livrent un de ces combats formidables dont l’issue doit être l’anéantissement des deux adversaires. L’Océan, furieux, bondit écumant hors de son lit, et vient saisir corps à corps ces falaises hérissées qui tremblent sur leur base. Sa grande voix mugit si haut qu’on l’entend à plus de cinq lieues dans l’intérieur des terres, et que les habitants de Quimper même frémissent à ce bruit redoutable. La langue humaine n’offre pas d’expressions capables de dépeindre ce bouleversement et ce chaos. Ce bruit infernal possède, pour qui l’entend de près, les propriétés étranges de la fascination. Il attire comme un gouffre. Cent rochers, aux pointes aiguës, semés de tous côtés dans la mer, obstruent le passage et s’élèvent comme une première et insuffisante barrière contre la fureur du flot qui les heurte et les ébranle.

En franchissant cette sorte de fortification naturelle, en suivant la falaise dans la direction d’Audierne, après avoir doublé à demi la pointe de Penmarckh, on découvre une crique étroite offrant un fond suffisant aux navires d’un médiocre tirant d’eau. Cette crique, refuge momentané de quelques barques de pêche, est le plus souvent déserte.
Les rocs qui encombrent sa passe présentent de tels dangers au navigateur, qu’il est rare de voir s’y aventurer d’autres marins que ceux qui sont originaires du pays.
Néanmoins, c’est au milieu du bruit assourdissant, c’est en passant entre ces écueils perfides, par une nuit sombre et par un vent de tempête, que le Jean-Louisdoit gagner ce douteux port de salut.
Le lougre avançait avec la rapidité d’une flèche lancée par une main vigoureuse. Marcof, toujours attaché à Yvonne, tenait la barre du gouvernail.
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