Salvette et Bernadou
Le Singe
Le Père Achille
Le Cabecilla
Le Bon Dieu de Chemillé qui n'est ni pour ni contre
et en plus le recueil de poèmes "Les Amoureuses" en format epub ou mobi
6 oeuvres courtes - Alphonse Daudet (livre audio) | @ebookaudio
Tarascon, mené par le glorieux Tartarin, entreprend de coloniser une île du bout du monde. Cette conquête se révèle malheureusement plus difficile que prévu, et le mental tarasconnais est bien affecté par les embûches rencontrées... Inspiré d'un histoire vraie, cette aventure de Tartarin est toujours aussi distrayante et nous procure un vrai rayon de soleil tarasconnais. Pour autant, elle montre un Tartarin désabusé et amer, abandonné par ses proches.
Alphonse Daudet évoque, sur un ton parfois passionné, la genèse de deux de ses oeuvres (Numa Roumestan, Les Rois en exil), ses rencontres avec les écrivains (Edmond de Goncourt), les hommes politiques (Gambetta) et les acteurs et actrices (Déjazet) marquants de son époque, le siège de Paris pendant la guerre de 1870 et la Commune.
C'est en 1874 qu'Alphonse décida d'écrire des romans de mœurs comme : Fromont jeune et Risler aîné. Sidonie Chèbe et Risler l'aîné viennent de se marier. Pourquoi m'a-t-elle épousé, moi qui ne suis ni beau ni très futé (mais riche et bien placé dans la société) se demande le marié. L'air de triomphe de Sidonie quand elle prend possession de sa nouvelle demeure laisse préjuger de l'avenir. En effet, Sidonie, issue d'une famille pauvre, a toujours envié les riches, et en particulier la famille Fromont, qui possède une usine. À une époque, elle a réussi à se rapprocher de cette famille, en devenant amie avec Claire. Puis elle est tombée amoureuse de l'héritier de la famille, Georges Fromont. Mais celui-ci a fini par épouser Claire, sous la pression de famille. Avec Risler l'aîné, Sidonie essaye de se rapprocher de cette bonne société qui la fascine tant. Mais vivre près de cette bonne société, ne veut pas dire en faire partie, Sidonie l'apprendra vite à ses dépens.
Tartarin s'essaie à l'alpinisme afin de redorer son blason et déjouer les remises en cause de son statut de gloire tarasconnaise. En chemin, il multiplie les péripéties : infiltrations de cercles anarchistes russes en exil, visite touristique de monuments historiques, catastrophes de montagne... Ce roman est le second volet des aventures de Tartarin, explorant les mentalités tarasconnaises toujours aussi savoureuses. Au menu : vantardise, extravagance et mensonge, matinés de lâcheté, de peur et de jalousie, faiblesses ô combien humaines.
Extrait : Et maintenant, dans l'angoisse de l'attente, il se demandait si bien réellement elles viendraient, si, au dernier moment, la mère rusée et fourbe, ou cette impénétrable Mademoiselle, n'inventeraient pas quelque prétexte pour les retenir. Non qu'il doutât de la tendresse de ses enfants. Mais il les sentait si jeunes, -- Rose seize ans à peine, Nina pas encore douze, -- si faibles toutes deux pour résister à une hostile influence ; d'autant que sorties du couvent depuis le divorce, elles restaient livrées à la mère et à la gouvernante. Son avocat le lui avait bien dit : « La partie n'est pas égale, mon pauvre Régis ; vous n'aurez que deux jours par mois, vous, pour vous faire aimer. » N'importe, avec ses deux jours bien employés, le père se sentait assez fort pour garder le cœur de ses chéries ; mais il les lui fallait, ces deux jours, strictement, sans tricheries, sans mauvais prétextes.
Extrait : Elle connaissait les maisons où l’on avait à prix de fabrique une batterie de cuisine complète pour petit ménage, les quatre casseroles en fer, la cinquième émaillée pour le chocolat du matin ; jamais de cuivre, c’est trop long à nettoyer. Six couverts de métal avec la cuillère à potage et deux douzaines d’assiettes en faïence anglaise, solide et gaie, tout cela compté, préparé, emballé comme une dînette de poupée. Pour les draps, serviettes, linges de toilette et de table, elle connaissait un marchand, le représentant d’une grande fabrique de Roubaix, chez qui on payait à tant par mois ; et toujours à guetter les devantures, en quête de ces liquidations, de ces débris de naufrage que Paris amène continuellement dans l’écume de ses bords, elle découvrait au boulevard de Clichy l’occasion d’un lit superbe, presque neuf, et large à y coucher en rang les sept demoiselles de l’ogre.
Ce recueil de nouvelles ( ou lettres) d’Alphonse Daudet a été publié chez Hetzel en 1869 . Ces lettres ont été rédigées en partie avec Paul Arène entre 1866 et 1869 et publiées tout d’abord dans la presse ( Le Figaro, L’Evènement, Le Bien Public). L’édition originale ne comportait que 19 lettres. Celle de 1879, chez le même éditeur en comporte 24. Le premier charme de ce recueil est de restituer les odeurs de la Provence et d’y camper des personnages pittoresques : le curé gourmand, l’amoureux, le poète, le berger, le joueur de fifre, les voyageurs de la diligence. Dans ce recueil Daudet parvient aussi à allier tendresse et malice. Il se moque avec gentillesse des manies d’un pape avignonnais, des douaniers paresseux , d’un prêtre épicurien, ou d’une femme légère . Les Lettres de mon Moulin est aujourd’hui l’œuvre de Daudet la plus connue . Pourtant à la parution, elle passa quasiment inaperçue. C’est Daudet lui même qui raconte : « Le volume parut chez Hetzel en 1869 , se vendit péniblement à deux mille exemplaires, attendant comme les autres œuvres à mes débuts , que la vogue des romans leur fit un regain de vente et de publicité . N’importe ! C’est encore là mon livre préféré , non pas au point de vue littéraire , mais parce qu’il me rappelle les plus belles heures de ma jeunesse, rires fous, ivresses sans remords , des visages et des aspects amis que je ne reverrai plus jamais ».
Aux arènes d'Aps-en-Provence, la foule applaudit Numa Roumestan. À quarante-trois ans, devenu un homme politique en vue, il est de retour au pays avec sa femme Rosalie, déconcertée puis charmée par la couleur locale. Numa, vingt ans plus tôt, faisait son droit à Paris, financé par un cabaretier qui spéculait sur ses talents prometteurs.
La Belle-Nivernaise - Histoire d’un vieux bateau et de son équipage. Suivi de Légendes et récits : Jarjaille chez le bon Dieu - La Figue et le paresseux - Premier habit - Les Trois Messes basses - Le Nouveau maitre
En décembre 1858, refusé par l'institution jésuite de Vaugirard, Jack, fils adultérin d'Ida de Barancy, une demi-mondaine, échoue dans le collège insalubre du mulâtre Moronval. Ida succombe au charme d'un des professeurs, le rimailleur d'Argenton, et quitte son riche amant pour son poète. Jack s'enfuit du collège et rejoint le couple après maintes tribulations. L'intelligence de l'enfant se développe au contact du docteur Rivals. Mais d'Argenton, qui ne l'aime pas, décrète qu'il sera ouvrier. Dans une île bretonne, Jack apprend son dur métier de fondeur chez les Roudic... Roman noir, comme le Petit Chose, inspiré par une histoire authentique, Jack reprend la trame d'une enfance malheureuse, alors à la mode. La narration se centre sur le destin de Jack et en souligne l'implacable et fatal développement.
Ce roman a souvent été considéré comme le premier, en France, consacré à la religion protestante, depuis le XVIIe siècle. Mme Hautmann, épouse d'un banquier, se préoccupe d'évangéliser les milieux difficiles. Après avoir formé des jeunes filles au niveau des institutrices, elle les envoie comme évangélistes dans ces endroits difficiles. Le matin, elles apprennent à lire et à écrire. Le soir, elles organisent des séances d'évangélisation et prêchent. Mme Hautmann est une personne assez fanatique, dénuée de sensibilité et dominatrice. Un vieux pasteur va s'opposer à elle.