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samedi 15 octobre 2016

Vie de Lazarille de Tormès - Anonyme (livre audio) | @ebookaudio

Vie de Lazarille de Tormès - Anonyme (livre audio)«La Vida de Lazarillo de Tormes y de sus fortunas y adversidades» est un récit en langue espagnole publié anonymement en 1554 à Burgos. Il est considéré comme le premier roman picaresque. Il connut rapidement un grand succès et fut traduit dans plusieurs langues européennes. Il a également fait l'objet de nombreuses suites par divers auteurs.
Extrait: Le petit livret paru vers la fin du règne de Charles-Quint, sous le titre de : La vie de Lazarille de Tormès, ses fortunes et adversités, est, après le Don Quichotte, l’œuvre la plus populaire et la plus répandue de la littérature espagnole.
C’est que ce roman est l’Espagne même, l’Espagne du XVIe siècle, de la grande époque des découvertes transatlantiques, des guerres européennes, de la concentration de toutes les forces nationales sous le sceptre du puissant empereur qui aspire à la domination universelle ; j’ajoute l’Espagne peinte dans ce qu’elle a de plus particulier, et surtout dans ses misères, ses vices et ses ridicules.
Les contemporains ne s’y sont pas trompés. Dans « l’histoire plaisante et facétieuse de Lazare de Tormès », ils ont bien vu qu’on pouvait « recongnoistre bonne partie des mœurs, vie et condition des Espagnolz », comme dit un de nos vieux traducteurs : de là le succès prodigieux à l’étranger de ce pamphlet social, en un temps où l’Espagne, à la tête des nations occidentales, attirait tous les regards, provoquait toutes les jalousies et toutes les haines. On épiait les défauts et les faiblesses du colosse ; on fut ravi qu’il les dénonçât lui-même. Pendant plus de cinquante ans l’Europe ne connut guère l’Espagne et les Espagnols qu’au travers des croquis à la fois plaisants et cruels de ce livre, et en plein XVIIe siècle le Lazarille était encore assez goûté chez nous pour qu’un Espagnol, réfugié en France, s’occupât d’en rajeunir le style et le continuât à sa façon.
L’histoire littéraire voit à juste titre dans notre roman le prototype de la nouvelle picaresque ; elle fait du Lazarille le père de toutes ces gueuseries qui ont pullulé pendant près d’un siècle sur le sol espagnol et nous ont donné, par le Gil Blas, notre
 roman de mœurs moderne.
Deux procédés ont concouru à la formation de ce genre, où les Espagnols ont excellé : le récit autobiographique et la satire des mœurs contemporaines. Le héros parle en son nom, conte lui-même sa vie, voilà le premier trait ; mais ce qu’il conte lui est, pour ainsi dire, prescrit d’avance, il se meut dans un cercle déterminé d’idées, de sentiments, de situations ; il ne lui est pas loisible de s’égarer, comme les héros des chevaleries ou des bergeries, dans des aventures plus ou moins extraordinaires, où l’imagination crée tout et s’en donne à cœur joie ; il doit rester de son pays et de son temps, le plus près possible du réel, faire ressemblant, car le but de l’œuvre étant surtout la satire des vices et des ridicules contemporains, il convient que les allusions portent et que les modèles choisis par le narrateur puissent se reconnaître dans sa copie.
Vie de Lazarille de Tormès - Anonyme (livre audio) | @ebookaudio

Les Mille et une nuits - Tome 1 - Anonyme (livre audio) | @ebookaudio

Les Mille et une nuits - Tome 1 - Anonyme (livre audio)
Tout est dit dans cet extrait: «Bon Dieu ! ma soeur, dit alors Dinarzade, que votre conte est merveilleux ! - La suite en est encore plus surprenante, répondit Scheherazade, et vous en tomberiez d'accord, si le sultan voulait me laisser vivre encore aujourd'hui, et me donner la permission de vous la raconter la nuit prochaine.» Schahriar, qui avait écouté Scheherazade avec plaisir, dit en lui-même: «J'attendrai jusqu'à demain, je la ferai toujours bien mourir quand j'aurai entendu la fin de son conte.»
Extrait: Les chroniques des Sassanides, anciens rois de Perse, qui avaient étendu leur empire dans les Indes, dans les grandes et petites îles qui en dépendent, et bien loin au delà du Gange, jusqu’à la Chine, rapportent qu’il y avait autrefois un roi de cette puissante maison, qui était le plus excellent prince de son temps. Il se faisait autant aimer de ses sujets par sa sagesse et sa prudence, qu’il s’était rendu redoutable à ses voisins par le bruit de sa valeur et par la réputation de ses troupes belliqueuses et bien disciplinées. Il avait deux fils : l’aîné, appelé Schahriar, digne héritier de son père, en possédait toutes les vertus ; et le cadet, nommé Schahzenan, n’avait pas moins de mérite que son frère.
Après un règne aussi long que glorieux, ce roi mourut, et Schahriar monta sur le trône. Schahzenan, exclu de tout partage par les lois de l’empire, et obligé de vivre comme un particulier, au lieu de souffrir impatiemment le bonheur de son aîné, mit toute son attention à lui plaire. Il eut peu de peine à y réussir. Schahriar, qui avait naturellement de l’inclination pour ce prince, fut charmé de sa complaisance ; et par un excès d’amitié, voulant partager avec lui ses états, il lui donna le royaume de la Grande Tartarie. Schahzenan en alla bientôt prendre possession, et il établit son séjour à Samarcande, qui en était la capitale.
Il y avait déjà dix ans que ces deux rois étaient séparés, lorsque Schahriar, souhaitant passionnément de revoir son frère, résolut de lui envoyer un ambassadeur pour l’inviter à venir à sa cour. Il choisit pour cette ambassade son premier vizir[1], qui partit avec une suite conforme à sa dignité, et fit toute la diligence possible. Quand il fut près de Samarcande, Schahzenan, averti de son arrivée, alla au-devant de lui avec les principaux seigneurs de sa cour, qui, pour faire plus d’honneur au ministre du sultan, s’étaient tous habillés magnifiquement. Le roi 
de Tartarie le reçut avec de grandes démonstrations de joie, et lui demanda d’abord des nouvelles du sultan son frère. Le vizir satisfit sa curiosité ; après quoi il exposa le sujet de son ambassade. Schahzenan en fut touché : « Sage vizir, dit-il, le sultan mon frère me fait trop d’honneur, et il ne pouvait rien me proposer qui me fût plus agréable. S’il souhaite de me voir, je suis pressé de la même envie : le temps, qui n’a point diminué son amitié, n’a point affaibli la mienne. Mon royaume est tranquille, et je ne veux que dix jours pour me mettre en état de partir avec vous. Ainsi il n’est pas nécessaire que vous entriez dans la ville pour si peu de temps. Je vous prie de vous arrêter dans cet endroit et d’y faire dresser vos tentes. Je vais ordonner qu’on vous apporte des rafraîchissements en abondance, pour vous et pour toutes les personnes de votre suite. » Cela fut exécuté sur-le-champ : le roi fut à peine rentré dans Samarcande, que le vizir vit arriver une prodigieuse quantité de toutes sortes de provisions, accompagnées de régals et de présents d’un très-grand prix.
Les Mille et une nuits - Tome 1 - Anonyme (livre audio) | @ebookaudio

Les Mille et une nuits - Tome 2 - Anonyme (livre audio) | @ebookaudio

Les Mille et une nuits - Tome 2 - Anonyme (livre audio)
Scheherazade continue de nous régaler, ainsi que le sultan, de ses merveilleuses histoires.
Extrait: Commandeur des croyants, dit-il au calife, mon troisième frère, qui se nommait Bakbac, était aveugle, et sa mauvaise destinée l’ayant réduit à la mendicité, il allait de porte en porte demander l’aumône. Il avait une si longue habitude de marcher seul par les rues, qu’il n’avait pas besoin de conducteur. Il avait coutume de frapper aux portes, et de ne pas répondre qu’on ne lui eût ouvert. Un jour il frappa à la porte d’une maison ; le maître du logis, qui était seul, s’écria : « Qui est-là ? » Mon frère ne répondit rien à ces paroles, et frappa une seconde fois. Le maître de la maison eut beau demander encore qui était à sa porte, personne ne lui répondit. Il descend, ouvre, et demande à mon frère ce qu’il veut. « Que vous me donniez quelque chose pour l’amour de Dieu, lui dit Bakbac.
– Vous êtes aveugle, ce me semble, reprit le maître de la maison ?
– Hélas ! oui, repartit mon frère.
– Tendez la main, lui dit le maître. » Mon frère la lui présenta, croyant aller recevoir l’aumône ; mais le maître la lui prit seulement pour l’aider à monter jusqu’à sa chambre. Bakbac s’imagina que c’était pour le faire manger avec lui, comme cela lui arrivait ailleurs assez souvent. Quand ils furent tous deux dans la chambre, le maître lui quitta la main, se remit à sa place, et lui demanda de nouveau ce qu’il souhaitait. « Je vous ai déjà dit, lui répondit Bakbac, que je vous demandais quelque chose pour l’amour de Dieu.
– Bon aveugle, répliqua le maître, tout ce que je puis faire pour vous, c’est de souhaiter que Dieu vous rende la vue.
– Vous pouviez bien me dire cela à la 
porte, reprit mon frère, et m’épargner la peine de monter.
– Et pourquoi, innocent que vous êtes, repartit le maître, ne répondez-vous pas dès la première fois lorsque vous frappez et qu’on vous demande qui est-là ? D’où vient que vous donnez la peine aux gens de vous aller ouvrir quand on vous parle ?
– Que voulez-vous donc faire de moi ? dit mon frère.
– Je vous le répète encore, répondit le maître, je n’ai rien à vous donner.
– Aidez-moi donc à descendre comme vous m’avez aidé à monter, répliqua Bakbac.
– L’escalier est devant vous, répondit le maître ; descendez seul si vous voulez. »
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Les Mille et une nuits - Tome 3 - Anonyme (livre audio) | @ebookaudio

Les Mille et une nuits - Tome 3 - Anonyme (livre audio)
La fin des histoires contées par Scheherazade.
Extrait: Sous le règne du calife Haroun Alraschid, il y avait à Bagdad un marchand fort riche, dont la femme était déjà vieille. Ils avaient un fils unique nommé Abou-Hassan, âgé d’environ trente ans, qui avait été élevé dans une grande retenue de toutes choses.
Le marchand mourut. Abou-Hassan, qui se vit seul héritier, se mit en possession des grandes richesses que son père avait amassées pendant sa vie avec beaucoup d’épargne, et avec un grand attachement à son négoce. Le fils, qui avait des vues et des inclinations différentes de celles de son père, en usa aussi tout autrement. Comme son père ne lui avait donné d’argent pendant sa jeunesse que ce qui suffisait précisément pour son entretien, et qu’il avait toujours porté envie aux jeunes gens de son âge qui n’en manquaient pas, et qui ne se refusaient aucun des plaisirs auxquels la jeunesse ne s’abandonne que trop aisément, il résolut de se signaler à son tour en faisant des dépenses proportionnées aux grands biens dont la fortune venait de le favoriser. Pour cet effet, il partagea son bien en deux parts : l’une fut employée en acquisitions de terres à la campagne et de maisons dans la ville, dont il se fit un revenu suffisant pour vivre à son aise, avec promesse de ne point toucher aux sommes qui en reviendraient, mais de les amasser à mesure qu’il les recevrait. L’autre moitié, qui consistait en une somme considérable en argent comptant, fut destinée à réparer tout le temps qu’il croyait avoir perdu sous la dure contrainte où son père l’avait retenu jusqu’à sa mort. Mais il se fit une loi indispensable, qu’il se promit à lui-même de garder inviolablement, de ne rien dépenser au-delà de cette somme dans le dérèglement de vie qu’il s’était proposé.
Dans ce dessein, Abou-Hassan se fit en peu de jours une société de gens à peu près de son âge et de sa condition, et il ne songea plus qu’à leur faire passer le temps très-agréablement. Pour cet effet, il ne se contenta pas de les bien régaler les jours et les nuits, et de leur faire des festins splendides, où les mets les plus délicats et les vins les plus exquis étaient servis en abondance ; il y joignit encore la musique en y appelant les meilleures voix de l’un et de l’autre sexe. La jeune bande, de son côté, le verre à la main, mêlait quelquefois ses chansons à celles des musiciens, et tous ensemble ils semblaient s’accorder avec tous les instruments de musique dont ils étaient accompagnés. Ces fêtes étaient ordinairement terminées par des bals où les meilleurs danseurs et baladins de l’un et de l’autre sexe de la ville de Bagdad étaient appelés. Tous ces divertissements, renouvelés chaque jour par des plaisirs nouveaux, jetèrent Abou-Hassan dans des 
dépenses si prodigieuses qu’il ne put continuer une si grande profusion au-delà d’une année. La grosse somme qu’il avait consacrée à cette prodigalité et l’année finirent ensemble. Dès qu’il eut cessé de tenir table, ses amis disparurent : il ne les rencontrait pas même en quelque endroit qu’il allât. En effet, ils le fuyaient dès qu’ils l’apercevaient, et si par hasard il en joignait quelqu’un, et qu’il voulût l’arrêter, il s’excusait sur différents prétextes.
Les Mille et une nuits - Tome 3 - Anonyme (livre audio) | @ebookaudio

Ghazels - Poèmes persans - Anonyme (livre audio) | @ebookaudio

Ghazels - Poèmes persans - Anonyme (livre audio)De beaux poèmes persans traduits par Marguerite Ferté.
Extrait: Saïfah, mon âme, pourquoi revêts-tu le tchartchaf alors que le vent souffle sur la plaine et soulève les cailloux tranchants ?
Saïfah, couronne de ma tête, pourquoi ton sein bat-il à coups plus pressés que la feuille du platane secouée par le vent de la plaine ?
Saïfah, lumière de mes yeux, pourquoi ton regard si doux est-il devenu plus aride que la plaine desséchée par le vent ?

*
* *

Je revêts le tchartchaf – ô maudit – pour voler au vent de la plaine dans les bras de celui qui m’attend.
Mon sein bat à me rompre l’âme – ô maudit – parce que ta main menteuse a brisé sans émoi la coupe limpide de mon cœur.
Mon regard est aride – ô maudit – parce que toutes mes larmes je les ai données pour former le ruisseau qui me noiera dans la plaine.
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